Accueillir dignement les migrants (1)

Lors de son assemblée générale du 10 mars 2017, la fédération avait invité le Toit du Monde. Son idée étant de mieux comprendre la façon dont l’accueil des étrangers fuyant leur pays, était organisé dans l’Hexagone ; de mettre une définition précise sur les mots que l’on entend dans les médias (sans-papiers, migrant, réfugié...) ; et enfin, de connaitre les droits dont ces personnes disposent.

Amélia Gracie a été bénévole au Toit du Monde pendant 10 ans. Elle accompagnait les demandeurs d’asile dans leurs démarches administratives. Depuis 2016, Amélia travaille pour la PADA (plate-forme d’accueil des demandeurs d’asile), à Poitiers. Elle reste toutefois administratrice au Toit du Monde.

Louis-Marie Bonneval est administrateur et vice-président de l’association. Il a repris la coordination des bénévoles qui accompagnent les demandeurs d’asiles, au départ d’Amélia.

L’association du Toit du Monde est un centre social interculturel, ce qui le différencie des maisons de quartiers. Adhérent à la fédération des centres socioculturels de la Vienne, il est organisé en différents services. Celui dans lequel se sont engagés Amélia et Louis-Marie est le service Accès aux droits et demande d’asile. Au sein de ce service, les personnes étrangères peuvent être accompagnées pour toutes leurs demandes : demande d’asile, titres de séjour, naturalisation...

1) Demandeurs d’asile, réfugiés, quelles démarches, quels statuts ?

Pour bien comprendre le propos, les deux bénévoles reviennent sur quelques fondamentaux.

Un migrant  est une personne qui change de pays. Elle n’a pas de statut juridique. C’est un mot que l’on entend beaucoup, mais qui indique simplement que la personne a voyagé d’un pays à l’autre.

Un demandeur d’asile est une personne qui fuit son pays parce qu’il s’y sent en danger, pour différentes raisons. Il arrive en France et en demande la protection. Son objectif est d’obtenir le statut de réfugié. Pendant qu’il attend ce statut, il est considéré comme un demandeur d’asile.

La demande d’asile est régie par la Convention de Genève de 1951 dont la France est signataire, ainsi que tous les pays de l’Union Européenne.
Certaines personnes qui sont passées par un autre pays européen et y ont donné leurs empreintes digitales sont considérées comme étant de la responsabilité de ce premier pays. C’est la convention de Dublin. En principe, elles n’ont pas le droit de demander l’asile en France. Ce statut est compliqué et met la personne en grande précarité.

Les bénévoles du Toit du Monde qui accompagnent les demandeurs d’asile doivent connaître les rouages, parfois complexes, de l’administration.

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