Centre socioculturel, avant tout une association

Si les naissances des centres socioculturels ont toutes une origine différente, il n’en demeure pas moins qu’ils sont tous, jusqu’à présent, sous une forme juridique associative. Cette réalité est également remarquable à l’échelle de la région Poitou-Charentes. Sur le territoire national en revanche, nombreux sont les centres qui sont gérés directement par les caisses d’allocations familiales ou par les municipalités.

Malgré cette forme associative, il faut parfois attendre plusieurs années pour que les administrateurs prennent toute leur place dans la conduite du projet. La question de la gestion a été précisée dans la loi Sapin de 1993, instituant la gestion de fait lorsqu’il y a prégnance des élus dans les instances statutaires des associations, cumulée à un financement souvent majoritaire. Les évolutions statutaires désacralisant la place du maire ou des élus territoriaux dans ces instances ont également contribué à ces changements. C’est pourquoi, l’accompagnement des administrateurs reste un enjeu. Il s’agit de maintenir un équilibre entre l’engagement volontaire des personnes, au service d’un projet qui n’est que très rarement indépendant financièrement.
Là encore, selon l’histoire, les rapports entre élus municipaux et centres socioculturels reposent sur des pratiques différentes. On constatera de manière générale un retrait des élus dans les instances dirigeantes au profit de la mise en œuvre de commissions mixtes qui constituent aujourd’hui des espaces de régulation, voire de négociation entre les deux parties.

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