Pourquoi nos Elus sont fiers de leur Centre socioculturel ?

Des Elus municipaux et communautaires de toute la France ont écrit un manifeste qui explique en quoi les Centres socioculturels sont des partenaires des collectivités locales et en quoi ils contribuent au bien-être des habitants et à la valorisation des territoires. Dans les Deux-Sèvres, 35 Elus l’ont signé, appuyant ainsi la reconnaissance du travail des bénévoles et des professionnels qui font vivre ces associations.

Un espace à l’écoute de tous les habitants

Le Centre socioculturel permet aux habitants de trouver une offre d’activités et de services, complémentaire à celle des autres acteurs locaux. C’est un lieu qui permet, grâce à ces activités, de répondre aux questions sociales du moment.
Pour Claude Dieumegard, vice-président de la communauté de communes Parthenay-Gâtine, il est même au cœur de la vie locale. Il permet d’animer le territoire, « grâce à des activités quotidiennes comme les loisirs, la crèche ou grâce à des activités plus ponctuelles comme le carnaval ou des activités culturelles. »
Pour Jean-Luc Clisson, maire du Bourdet, le Centre et plus particulièrement l’accueil périscolaire, « permet l’accès à une diversité d’activités (la musique, la peinture...) aux enfants dont les familles en sont très éloignées. »

Un espace qui permet de participer à la vie de sa commune

L’équipe de bénévoles et de professionnels d’un Centre socioculturel donne l’impulsion pour que les habitants puissent trouver des réponses à leurs besoins et à leurs préoccupations (garde d’enfants, loisirs, accès aux droits, activités culturelles).
Pour Pierre Rambault, maire de Saint-Varent, le Centre est capable de mobiliser les citoyens sur des projets à long terme et de maintenir une dynamique solide qui permet aux projets d’aboutir. Dans sa commune, pendant son mandat, « deux chantiers participatifs ont eu lieu, explique t-il. L’un des deux était une initiative du Centre socioculturel. L’association a su maintenir la mobilisation pendant plusieurs mois. Cet investissement des citoyens dans des projets collectifs permet de tisser des liens. C’est très important et d’autant plus en milieu rural. »
Claude Dieumegard voit le Centre socioculturel comme « une richesse, pour le territoire et pour les bénévoles qui le font vivre. C’est une chance de pouvoir s’engager dans ce type d’association. Elle est au cœur de la vie locale et contribue à bien vivre ensemble. »
Elodie Truong, conseillère départementale, est engagée au Centre socioculturel de Souché, à Niort. Pour elle, ces associations sont des lieux d’apprentissage de la citoyenneté. « Je suis impliquée dans des actions de réduction des déchets. Il s’agit d’une dynamique qui vient des habitants du quartier, explique t-elle. Le Centre est le réceptacle des envies, des besoins et des préoccupations des gens. Celle de l’environnement et du développement durable est très présente. »

Un partenaire pour imaginer et contribuer aux politiques publiques

La force des bénévoles et des professionnels est d’être au plus près de leurs concitoyens. Ils sont experts du territoire et peuvent mettre en œuvre, sur le terrain, les politiques publiques pensées avec les Collectivités, avec la Caisse Nationale d’Allocations Familiales et avec l’Etat.

Pour Elodie Truong, le Centre repère les besoins sociaux sur les territoires. Grâce aux bénévoles et aux professionnels, tous formés à l’animation, ces structures sont à même d’accompagner le déploiement des politiques publiques aux côtés des Municipalités, de l’Etat et du Département. « C’est très notable concernant le soutien aux parents et aux familles, l’accueil des enfants, le bien-vieillir ou la médiation numérique. Les associations accompagnent de plus en plus de personnes dans leurs démarches administratives en ligne. Elles restent là où l’on a retiré le lien avec l’administration publique. »

Sylvie Deboeuf, maire de La Rochénard, évoque la question des demandeurs d’asile et le rôle d’accueil, d’insertion et de soutien quotidien des familles. « Quand on est une commune de 600 habitants, c’est plus facile d’agir avec le Centre socioculturel à nos côtés. L’arrivée des familles étrangères est quelque chose de nouveau pour nous. Le Centre nous permet d’assumer leur accompagnement à la vie quotidienne, leur accès à un logement, l’insertion des jeunes, leur recherche de stage, les cours de français... La commune ne pourrait pas assumer seule ces missions. » Claude Dieumegard appuie : « dans la communauté de communes Parthenay Gâtine, une partie du programme du futur mandat est pensée avec les Centres : les communes financent et les Centres animent et font vivre les projets. »

Le Centre socioculturel du Pays Mauzéen travaille aux côtés de la mairie au quotidien. Madame Deboeuf cite un exemple de collaboration qui fonctionne très bien aujourd’hui : « pour une petite commune, initier des actions culturelles, c’est difficile. Quand la ville de Niort a proposé aux communes alentours de participer au festival Regards Noirs, c’est le Centre socioculturel qui a mis en lien plusieurs communes du Pays Mauzéen. Grâce à cela, cette année, à La Rochénard, nous avons pu organiser des animations de rue dans le cadre du festival.

« Dans une société qui change, au sein de laquelle certaines valeurs se perdent, le Centre socioculturel est un acteur de terrain, au contact des habitants. Il est également un soutien pour imaginer les politiques publiques de demain et une nouvelle façon de faire société explique Pierre Rambault. Nous confrontons nos idées sur ces questions, y compris même sur les questions d’aménagement du territoire. » A ce sujet, Élodie Truong enfonce le clou : « les Centres socioculturels sont même parfois à l’avant-garde car les bénévoles et les professionnels, en étant sur le terrain au quotidien, repèrent les besoins des habitants et s’en font le relais auprès des élus. »

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